REPI

Les coulisses du monde des catastrophes « naturelles »


Mardi, 22 Janvier, 2019 - 18:00

Séminaire doctoral avec Sandrine REVET, CERI Sciences Po Paris

Discutante : Krystel Wanneau, REPI/ULB - ULaval

Résumé : Du cyclone de Bhola en 1970 à la catastrophe de Tohoku et Fukushima en 2011, en passant par le séisme en Arménie de 1988, l'ouragan Mitch de 1998 ou le tsunami de 2004 en Asie du Sud-Est, un monde international des catastrophes dites « naturelles » a progressivement émergé. Le monde social qui se construit autour de ces catastrophes est composé de nombreux acteurs issus d’horizons divers : secouristes, professionnels des ONG, diplomates, scientifiques...  Ils ont dû élaborer des normes, des standards, des outils et un langage communs afin d’harmoniser des façons de faire divergentes voire concurrentes. Cet ouvrage, fruit d’une ethnographie de sept années auprès des acteurs de ce monde, rend compte de ce travail continu et fait émerger les principales tensions qui l’animent : entre préparation et résilience, prévention et urgence, technologie et pratiques traditionnelles, commandement hiérarchique et organisation horizontale, paradigme aléa-centré et paradigme de la vulnérabilité...

Sandrine Revet est anthropologue, directrice de recherches au CERI-Sciences Po à Paris. Ses premières recherches se sont orientées autour d’une catastrophe « naturelle » au Venezuela, qu’elle a étudiée en essayant de comprendre ce que la catastrophe produisait localement, que ce soit en termes de relation à l’espace et au territoire, en termes de production de mémoire et d’identité ou de traitement humanitaire. Elle a ensuite réfléchi dans le cadre de projets collectif à la notion de « gouvernement des catastrophes » et aux nombreux dispositifs que celui-ci implique : préparation et prévision, prise en charge des populations, mise en mémoire. Elle s’intéresse ici à la fabrique d’un « monde international des catastrophes », à travers une enquête ethnographique multi-sites qui circule entre des organisations internationales et des terrains latino-américains. Elle développe depuis peu une recherche sur les relations entre humains et non-humains dans un environnement en situation de crise, à partir du cas du Rio Atrato en Colombie et de la reconnaissance de ses droits par la Cour constitutionnelle. Elle a co-fondé l’Association pour la recherche sur les Catastrophes et les risques en anthropologie (ARCRA) et le réseau DICAN (Disaster and Crisis anthropological Network) au sein de l’European Association for Social Anthropologists (EASA).

Inscription en ligne obligatoire avant le 18 janvier via ce lien

Mardi 22 janvier 2019 de 18h00 à 20h00

Université libre de Bruxelles

IEE (Salle Kant), 39 avenue F. Roosevelt, 1050 Bruxelles

Contact & information: repi@ulb.ac.be

http://repi.ulb.ac.be

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